La Vague (Die Welle) – Dennis Gansel

affiche la vague

 

Date de sortie : 4 mars 2009 (1h48 min)

Avec : Jürgen Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt, Jennifer Ulrich …

Genre: drame

Nationalité : allemande

 

Quelques mots sur le réalisateur

Dennis Gansel est un réalisateur, scénariste et acteur allemand, né en 1973. Il débute sa carrière en réalisant des court-métrages avec Christian Becker. Ils gagnent ensemble le prix Murnau du court-métrage. En 1996, il réalise son premier long métrage The Wrong Trip. Il a depuis à son actif, une dizaine de films.

Synopsis

En Allemagne, aujourd’hui. Dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s’avérer tragiques.

Mon avis

Ce film, qui m’a été conseillé par ma sœur, est un long métrage qu’il faut voir absolument. C’est un film dont on ressort troublé, qui nous interroge, bref, qui fait réfléchir. Dans ce lycée lambda, quelque part en Allemagne, à notre époque, un prof qui devait faire un cours sur l’anarchie se retrouve à faire celui sur l’autocratie. Derrière ce terme se cache « un système politique dans lequel le pouvoir est détenu par un seul homme, qui l’exerce en maître absolu » (Larousse).  Lors de cette semaine thématique, les élèves vont donc apprendre ce qu’est un régime totalitaire, en en faisant l’expérience.

La question principale qui ressort de ce film est : est-ce qu’un régime totalitaire pourrait de nouveau être mis en place en Allemagne, et plus généralement, dans nos sociétés démocratiques? Au début, évidemment, on a la même réaction que les élèves, c’est à dire que la réponse est non. Avec tout ce que nos aïeuls ont vécus, ce que nous avons appris, il est impossible qu’un tel régime puisse revenir. Et puis, on se rend compte que dans une société où tout va mal (un peu comme aujourd’hui, n’est-ce pas?), on peut très vite rechercher un leader qui mènerait le groupe; que l’on peut très vite devenir des moutons, ne plus penser par soi-même. Mais comme dans la vraie vie certains résistent à cet effet de groupe.

Le film m’a tout de suite plu. En premier lieu par rapport au sujet, qui ne laisse pas indifférent. Ensuite, le jeu des acteurs est très convaincant. Et puis ce film est tiré d’une histoire vraie. En effet, à la fin des années 1960, en Californie, un professeur d’histoire qui faisait un cours sur le nazisme, a mené une expérience similaire, pour faire comprendre à ses élèves ce qu’était ce régime. Enfin, le réalisateur fait référence à un passé trouble, au travers de l’Allemagne nazie. Mais aussi à ses héros, tels que Sophie Scholl, qui résista au sein du mouvement « La rose blanche », notamment au travers d’une scène qui en rappelle une autre, du film Sophie Scholl – Les derniers jours de Marc Rothemund sorti en 2005. J’apprécie le fait que le réalisateur s’interroge sur un passé qui n’est pas si lointain, et sur le fait que l’on retienne ou non les leçons de notre histoire. Ce film montre clairement que rien n’est gagné d’avance, que nos démocraties bien établies pourraient facilement vaciller. Cet aspect interrogatoire sur le passé, est quelque chose que l’on retrouve dans beaucoup de films allemands ces dernières années. Je trouve personnellement que ce cinéma n’est pas assez mis en valeur, bien que quelques films émergent. Si cela vous intéresse, je peux vous conseiller de regarder, entre autre, le très célèbre Good Bye Lenin de Wolfgang Becker,  ou encore Barbara et Phoenix de Christian Petzold.

Comme vous l’aurez sans doute compris, je ne peux que vous conseiller de regarder La Vague.

Elodie

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