L’ange traqué de Robert Crais

L'ange traquéL’Ange traqué est un roman qui commence à dater,  puisqu’il est paru en 1989 aux Etats-Unis. Il s’agit du deuxième roman de Robert Crais mettant en scène le duo Elvis Cole/Joe Pike.

« Détective privé à Los Angeles, Elvis Cole reçoit un jour la visite de la belle Jillian Becker et de son patron, Bradley  Warren : le manuscrit de l’Hagakure, ou Code du samouraï, que ce dernier s’apprêtait à exposer dans un de ses hôtels de luxe, a disparu. Cole comprend vite que Warren n’est pas aussi innocent qu’il y paraît: il y a trop de yakuzas parmi ses amis et le FBI les a tous depuis longtemps sous surveillance. Pas assez pourtant : la fille de Bradley Warren, la jolie Mimi, est enlevée au nez et à la barbe du détective… »

Dans cet ouvrage, Elvis Cole est contacté par un riche patron, Bradley Warren, pour retrouver un objet sacré aux yeux des Japonais, le manuscrit de l’Hagakure. Cet ouvrage ayant autant d’importance, si ce n’est plus, que le Bushido. Elvis Cole doit donc travailler pour cet homme, qui semble un peu louche, mais aussi pour sa famille, à savoir sa femme Sheila, une femme alcoolique et un peu « barje », et leur fille, la transparente Mimi. Elvis Cole va devoir faire face à la mafia japonaise, mais aussi aux policiers de L.A., qui ne le prennent pas trop au sérieux. Comme d’habitude, il doit faire face à de nombreux obstacles, mais doit surtout se méfier des apparences.

Robert Crais est un auteur que j’ai découvert il y a deux ou trois ans maintenant, et depuis je lis ses romans, un peu dans le désordre, au fil de mes achats. Mais ceci n’empêche pas la compréhension des histoires. Mais à vrai dire, avec L’Ange traqué, on se rend bien compte qu’il ne s’agit que de la deuxième aventure d’Elvis Cole, et de son acolyte Joe Pike, puisque leurs personnages ne sont pas trop (ou plutôt pas assez) développés. On retrouve ici le côté drôle du personnage d’Elvis Cole, et l’impassibilité de Joe Pike, mais ça ne va pas plus loin. Le roman se lit rapidement et aisément, mais l’histoire n’est pas aussi profonde, pas aussi fine, que celles que j’ai pu lire jusque là. Je l’ai même trouvé un peu « longuée ». Mais peut-être est-ce du au fait qu’il ne s’agit que du troisième ouvrage de l’auteur, et que ce dernier  s’est amélioré au fil des ans,  comme un bon vin. Je ne vous cacherai donc pas que j’ai été un peu déçue par ce roman, je suis restée sur ma fin. Néanmoins, pour ceux et celles qui ont déjà lu des romans de Robert Crais, ou si ça les intéressent, je vous recommande tout de même de le lire.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Editions du Seuil
  • Date de parution : septembre 1995 (en France).
  • Genre : roman policier
  • Prix : environ 15€
  • Pages : 257

 

Le cauchemar : un polar moscovite

cauchemarAprès avoir lu Eugène Onéguine de Pouchkine, je voulais lire un autre ouvrage de la littérature russe, mais je souhaitais me diriger vers quelque chose de plus contemporain. Etant une grande lectrice de polars, c’est tout naturellement, que je me suis tournée vers ce genre littéraire. Alexandra Marinina est une auteure très célèbre en Russie, mais, avant cette lecture,  je ne la connaissais absolument pas.

« Pluie, boue et angoisse, novembre est le pire mois pour travailler à la Criminelle de Moscou, et l’inspectrice Anastasia Kamenskaïa est bien déprimée : la Mafia a infiltré son service et elle doit reprendre l’affaire Vika Eremina. Belle hôtesse de 26 ans, Vika a été tuée dans les bois de Saviolov. Elle buvait, couchait beaucoup, disparaissait des jours entiers et affirmait qu’on lui avait « volé » un cauchemar. D’après son amant, Boris Kartchov, un psychiatre allait l’interner. Mais comment le croire alors que le psychiatre déclare n’avoir jamais vu la jeune femme? Pendant ce temps-là, un certain « Arsène », un vieux routard du KGB, a juré la perte de Kamenskaïa. L’enquête devient plus dangereuse que prévu… »

L’histoire se déroule à Moscou. Une jeune femme a été retrouvée assassinée, et il s’avère qu’elle avait un comportement assez étrange. Contre toute attente, l’enquête est confiée à Anastasia Kamenskaïa, maïor à la Petrovka. Mais, cette dernière, est plus une analyste qu’une enquêtrice de terrain. On apprend assez rapidement que l’enquête lui a été confiée, car son service a été infiltré, et elle est la seule en qui son supérieur à encore confiance. Avec cette affaire, elle va « nager en eaux troubles  » et devoir se frotter à la Mafia. Elle va devoir se méfier de tout le monde, y compris de ses plus proches collègues.

J’ai aimé ce roman, car en premier lieu, le personnage principal est une femme, et il est assez rare dans mes lectures policières (hormis chez Agatha Christie), que ce soit le cas. Ensuite, on s’attache assez facilement à Anastasia Kamenskaïa, car elle est comme tout le monde, ou presque, ce n’est pas la super-enquêtrice à laquelle on pourrait s’attendre : elle est lente, elle est assez paresseuse, et elle a des problèmes de santé. Mais, elle fait fi de tout cela, et au final, c’est quelqu’un d’assez tenace. Ses différents défauts et qualités, en font un personnage assez charmant et attachant. Les autres protagonistes, au fil du roman, apparaissent beaucoup plus complexes, que ce qu’ils ne montrent au premier abord. On comprend alors plus facilement le comportement et/ou les agissements de certains.

L’histoire est bien ficelée, on est tenu en haleine jusqu’à la fin. Le roman s’attache à la psychologie des personnages et à l’analyse des différentes situations, liées à cette enquête, plus qu’au côté sanglant ou morbide des meurtres. Et, c’est que j’apprécie et retrouve, en général, dans les romans policiers que je choisis de lire. Cette lecture permet aussi de se rendre compte (un peu) de ce qu’est la Mafia et la corruption en Russie; la manière dont ces maux gangrènent une grande partie du pays, et quasiment tous les secteurs d’activités. Certes, c’est une vision un peu sombre du Moscou des années 1990, mais je la pense assez juste, par rapport à ce que je connais de l’histoire russe contemporaine. Par ailleurs, l’histoire paraît plus que crédible, l’auteur ayant été elle-même une policière.

Le Camarade, n’est que le premier ouvrage d’une suite de romans avec le personnage d’Anastasia Kamenskaïa. Je lirai certainement la suite de ses aventures. Dans tous les cas, si vous aimez les polars, je vous recommande celui-ci.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Editions du Seuil, collection Points
  • Date de sortie : juin 1999 (1997 pour la version broché)
  • Genre : roman policier
  • Prix : 7€60
  • Pages : 424