Generation War : une mini-série à voir

generation warGeneration War (Unsere Mütter, unsere Vater en Vo) est une mini-série historique allemande créée par Stefan Kolditz, et diffusée une première fois en 2013. Elle a été rediffusée en juillet 2016 sur Arte, et est composée de trois épisodes d’environ 1h30 chacun.

Dans la distribution on trouve Tom Schilling (Friedhelm Winter), Volker Bruch (Wilhelm Winter) , Ludwig Trepte (Viktor Goldstein), Katharina Schüttler (Greta Müller) et Miriam Stein (Charlotte).

Cette mini-série retrace le destin de cinq jeunes Allemands, tous amis d’enfance, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cette petite bande est composée des frères Winter, –  Wilhelm, l’aîné, est un jeune officier de la Wehrmacht, et son frère cadet, Friedhelm, est un jeune homme aimant la poésie mais assez lucide sur ce qu’il se passe en Allemagne – , de Viktor Goldstein,  – un jeune juif, dont le père était un tailleur de vêtements réputé, avant la Nuit de Cristal – , de Greta Müller – une jeune serveuse désirant devenir la nouvelle Marlène Dietrich – , et enfin, Charlotte dite Charlie, qui vient d’obtenir son diplôme d’infirmière. Ils sont tous amis, mais ne perçoivent pas l’histoire, la situation de l’Allemagne, et ce qu’il s’y passe, de la même façon.

Generation War 2

Alors que Wilhelm et Friedhelm sont sur le point de partir sur le front de l’Est, ils se retrouvent une dernière fois, tout en se promettant de se réunir au même endroit au Noël suivant (Noël 1941).

Au cours de ces quatre années (1941 à 1945), on suit leurs parcours, où ils sont, ce qu’ils font. On découvre le quotidien de ces jeunes allemands; la manière dont ils vivent et/ou survivent. On voit également leurs amours, leurs désillusions, voire leurs désespoirs. On (re)découvre les horreurs de la guerre, ce que cela coûte, parfois, à ces soldats. On assiste ainsi, petit à petit, à l’effondrement du IIIe Reich.

C’est une série dont j’avais entendu parler dès sa première diffusion, mais que je n’avais pas regardé à l’époque. Et là, comme Arte la rediffusait, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de la voir. Et je n’ai pas été déçue. Je l’ai trouvé bien écrite, l’histoire est bien ficelée, les acteurs très justes dans leurs rôles. Elle nous montre bien (du moins je pense) le quotidien des Allemands, à travers le destin  des ces cinq jeunes hommes et femmes. On voit les horreurs de la guerre, et quand elles ne sont pas montrées, elles sont sous-entendues. On voit également le fanatisme de certains, le désenchantement et la  désillusion d’autres. A mon avis, la série est assez fidèle à l’histoire, même s’il y a eu quelques polémiques avec les Polonais. C’est pour moi une série très crédible. Les cinq personnages sont tous bien développés, quasiment à égalité. On voit leur comportement changer au fil des années, et en fonction de ce qu’ils vivent. On dit souvent qu’une guerre change un homme, et là, on voit bien que c’est le cas.

J’ai trouvé intéressant aussi que ce soit une série allemande, et que celle-ci retrace la guerre du point de vue des Allemands. On a trop tendance à ne voir que des films ou séries, traitant cette époque selon la visions des alliés. C’est une série que je ne peux que vous conseiller de regarder, si le sujet vous intéresse évidemment.

Elodie

Outlander (saison 1 ) : Bienvenue dans l’Ecosse du XVIIIe siècle.

OutlanderOutlander est une série américaine (mais avec des acteurs britanniques et irlandais), créée par Ronal D. Moore. Elle est tirée de la série de romans fantasy Le Charbon et le Tartan (Outlander), de l’écrivaine américaine Diana Gabaldon.

Cette série mélangeant les genres fantastique, historique, de science-fiction et de romance, est diffusée depuis le 9 août 2014 sur la chaîne américaine Starz. En France, elle est disponible sur Netflix. La première saison se compose de seize épisodes.

Au casting, on trouve, entre autres, Caitriona Balfe, Sam Heughan et Tobias Menzies.

La première saison narre « les aventures de Claire, une infirmière de guerre mariée qui se retrouve accidentellement propulsée en pleine campagne écossaise de 1743. Elle se retrouve alors mêlée à des histoires de propriétés et d’espionnage qui la poussent à prendre la fuite et menacent sa vie. Elle est alors forcée d’épouser Jamie, un jeune guerrier écossais passionné qui s’enflamme pour elle et la conduit à être déchirée entre fidélité et désir, étant partagée entre deux hommes dramatiquement opposés et deux vies irréconciliables. »
outlander 2

outlander 1

Dans cette série historico-fantastique, le côté fantastique est assez rapidement mis de côté, pour se consacrer aux aspects historiques et de romance. Bien que les personnages secondaires soient très importants, l’histoire est centrée autour d’un trio, composé de Claire Randall et de son mari, ainsi que de James Fraser. Claire est une jeune infirmière, qui a l’issue de la Seconde Guerre mondiale, retrouve son mari Franck. Ces derniers partent en lune de miel en Ecosse, car Frank a entrepris des recherches généalogiques, qui l’ont poussé à se rendre dans cette région. Ils s’imprègnent de la culture locale, et assistent même (en cachette) à une sorte de rituel païen, au Craigh na dun. Quelques heures plus tard, Claire y retourne seule, et en touchant une pierre, elle traverse le temps, et se réveille en 1743. Frank entreprend alors des recherches pour la retrouver. Lorsqu’elle se réveille, Claire se rend compte que quelque chose ne va pas, que quelque chose à changé, et se retrouve face à des soldats anglais. C’est alors qu’elle rencontre James Fraser. Ce dernier va la protéger d’un certain nombre de problèmes.

On a tous été amené un jour à se demander comment on vivrait à une autre époque. C’est tout-à-fait la question que pose la série, à travers le personnage de Claire. Comment réagir, pour ne pas se trahir? Comment s’adapter à cette époque? etc. C’est une femme courageuse, qui va se retrouver tiraillée entre deux époques, et surtout entre deux hommes. Outlander, à travers ses personnages intenses, et donc très intéressants, nous raconte finalement des histoires d’amours, d’amitiés et de familles (ou plutôt ici de clans). C’est une série à laquelle on devient assez vite accro, on se demande sans cesse ce qu’il va bien pouvoir se passer et ce qu’il va arriver aux personnages. Les acteurs sont très bons dans leur rôle. Cette série est aussi un moyen de découvrir cette époque, mais aussi la culture et la langue écossaise, ainsi que les magnifiques paysages de cette région, en particulier ceux des Highlands. Je donne également une mention spéciale à la musique, en particulier celle du générique, qui est très entêtante, entraînante, et, qui a elle seule, nous fait voyager vers ces terres gaéliques. Cette série est pour moi une invitation au voyage, on a qu’une envie après l’avoir regardée, partir en Ecosse.

Forte de son succès, la série a été renouvelée pour une deuxième saison, qui est actuellement en cours de diffusion sur Starz. Et la chaîne a, d’ores et déjà, commandé une troisième et une quatrième saison.

Evidemment, j’ai aimé, adoré, cette série, et je compte bien lire les romans. Je ne peux que vous recommander de vous y intéresser, voire de la regarder.

Elodie

Jessica Jones (saison 01)

jessica jonesJessica Jones est une série américaine diffusée sur Netflix, à partir du 20 novembre 2015. Elle se compose de treize épisodes, et mélange les genres dramatique, fantastique et policier.

Dans la distribution, on trouve Krysten Ritter (alias Jessica Jones), Davide Tennant (Kilgrave), Mike Colter (Luke Cage) ou encore Rachael Taylor (Trish).

La série raconte l’histoire de « la super-héroïne Jessica Jones, reconvertie en détective privé. Hantée un événement traumatisant de son passé, elle se cache à New York et se contente de sordides affaires adultère. Une nouvelle enquête va faire resurgir de vieux démons. »

Je vous met le lien vers la bande-annonce (en français). Pour ma part, j’ai préféré regarder la série en VOSTFR, rien que pour les voix, c’est beaucoup mieux.

Jessica Jones est une série dérivée de l’univers Marvel. Jessica est une femme qui a subi plusieurs traumatismes, le dernier en date étant sa rencontre Kilgrave, un psychopathe manipulateur. Ce dernier fait faire tout ce qu’il veut à ses victimes. Jessica était persuadée qu’il était mort. C’est une jeune détective privée, un peu paumée, et une véritable alcoolique. Elle est un peu anticonformiste. C’est une super-héroïne dans le sens où elle possède un pouvoir. Mais d’un autre côté, on peut également la considérer comme une anti-héroïne, dans le sens où elle aide les gens sans vraiment le chercher, et puis, elle est quelque peu asociale.

Les personnages secondaires ont également une certaine importance dans la série, notamment son ex-amant Kilgrave, et sa meilleure amie Trish. Ses amis, lui apportent une humanité et une sociabilité, qu’elle n’a pas, ou plutôt qu’elle n’entretient pas. Jessica est un personnage que l’on pourrait détester, et pourtant, malgré son mauvais caractère,  on arrive à la trouver assez sympathique. Il faut dire qu’elle  a des circonstances atténuantes, notamment par rapport à son comportement. Certains personnages secondaires  vont  avoir droit à leur propre série. C’est le cas de Luke Cage, dont la série éponyme devrait être diffusée sur Netflix, à partir du 30 septembre prochain.

J’ai aimé cette série, pour l’histoire principale, centrée autour du personnage de Jessica Jones, mais également les histoires secondaires. Par ailleurs, le personnage de Jessica est assez atypique voire inhabituel dans le monde des super-héros. Elle n’est ni « gentille », ni « méchante », c’est un peu moins manichéen que d’habitude, et  c’est ce que je trouve intéressant. Enfin, il y a également cette atmosphère lourde, sombre, que l’on ressent assez bien, tout au long des épisodes, et qui apporte un plus à la série.

Si vous aimez l’univers Marvel (ou pas d’ailleurs), je vous recommande cette série. Celle-ci va d’ailleurs avoir droit à une seconde saison, prévue pour le courant 2017. Dans un genre un peu différent, mais toujours liée à l’univers Marvel, je vous conseille également la série Agent Carter, qui elle, s’achève au bout de deux saisons.

Elodie