Une douce flamme de Philip Kerr

Une-douce-flammeJ’ai tellement adoré, le précédent ouvrage de Philip Kerr, La mort, entre autres, que j’ai aussitôt enchainé avec celui-ci.

« Il paraît qu’en présence du Führer, ses admirateurs sentaient brûler en eux une douce flamme…                       

En 1950, lorsque Bernie Gunther débarque à Buenos Aires sous un nom d’emprunt, la ville est infestée d’exilés nazis, qui ont reconstitué leurs réseaux et leurs pratiques. Informé de sa véritable identité, le chef de la police charge Bernie d’une enquête qui luis rappelle une affaire non élucidée, alors qu’il était détective à la Kripo berlinoise: une jeune fille retrouvée atrocement mutilée, une autre disparue. L’occasion pour Bernie, de découvrir l’ampleur de la collusion entre le régime Perón et les nazis. »

En 1950, suite à ses mésaventures en Allemagne et en Autriche, Bernie Gunther est obligé d’embarquer pour l’Argentine, en compagnie notamment d’un certain Adolf Eichmann. A peine arrivé sur place, la police locale lui propose d’enquêter sur une double affaire de meurtre et d’enlèvement. Cette enquête semble avoir un lien avec une affaire sur laquelle il enquêtait à la kripo, mais qu’il n’a jamais pu résoudre. C’est peut-être l’occasion pour lui de se rattraper. Au fil du récit, il fait la connaissance du couple Perón, et d’anciens criminels de guerre nazis, nombreux en Argentine. Bernie doit enquêter sur ses compatriotes. Une nouvelle fois, il se retrouve au cœur d’une enquête, d’une aventure qui le dépasse une peu; où il se sent manipulé mais en a conscience et joue avec cela.

J’ai beaucoup aimé ce roman, comme d’habitude. Il y a toujours beaucoup de suspens, et le récit tient du début à la fin. Ici, on a de nombreux flashbacks au début des années 1930, époque où Bernie était encore à la kripo berlinoise. Ces deux enquêtes permettent de comparer deux régimes, à deux époques différentes, mais qui se ressemblent beaucoup. On a donc toujours ce lien important et très intéressant avec l’Histoire. Une nouvelle fois, on en apprend un peu plus sur ce qu’il a pu se passer en Argentine à cette époque.

Si vous aimez les romans de Philip Kerr ou que vous ne le connaissez pas, je vous invite à découvrir et lire ce roman.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur: Le Livre de Poche
  • Genre: Policier
  • Date de publication : Janvier 2012
  • Prix : 8€10
  • Pages: 567

 

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La mort, entre autres de Philip Kerr

La-mort-entre-autresAprès quelques mois d’absence, je reviens vers vous avec un ouvrage que j’ai beaucoup aimé.

« 1949. Bernie Gunther, l’ex-commissaire de police devenu détective privé, qui, à la fin, de La Trilogie berlinoise, assistait à la chute du IIIe Reich, vit une passe difficile. Sa femme se meurt, et il craint que le matricule SS dont il garde la trace sous le bras ne lui joue de sales tours. Une cliente affriolante lui demande de retrouver la trace de son époux nazi, et le voici embarqué dans une aventure qui le dépasse. En dépit de son cynisme, Gunther est une proie facile pour les femmes fatales… Atmosphère suffocante, manipulations, et toujours l’Histoire qui sous-tend habilement la fiction: du Philip Kerr en très grande forme. »

On retrouve dans ce roman Bernie Gunther dans une Allemagne en ruines, qui tente de refermer ses plaies, et divisée en quatre zones. Bernie habite désormais près de Munich, à proximité d’un ancien camp de concentration, où sa femme a hérité de l’hôtel de son père. Mais son épouse est au plus mal, et séjourne en permanence à l’hôpital. Se considérant comme un mauvais hôtelier, Gunther décide de redevenir détective privé et ouvre une agence à Munich.

Mais lui qui détestait les nazis, ne trouve comme clientèle que des personnes apparentés à ces derniers. Cette nouvelle enquête, où se mêlent réseaux d’anciens nazis ,troupes d’occupation américaines et CIA, le mène en Autriche et dans les Alpes bavaroises. Bernie est manipulé du début à la fin, mais ne s’en rend pas vraiment compte. Cette enquête est beaucoup plus dangereuse qu’elle n’y paraît.

Ce roman est très bien ficelé, les actions s’enchainent, il y a beaucoup de suspens. On se demande toujours ce qu’il va se passer ensuite. Bernie Gunther qui connaît des moments difficiles, n’est pas très bien physiquement et moralement. Il ne connaît aucun répit. Mais c’est avec plaisir que l’on retrouve ce personnage cynique mais attachant, qui fait tout pour s’en sortir. Le sort semble s’acharner sur lui. Ce qui est également intéressant, c’est ce lien permanent avec l’Histoire, du coup on apprend des choses.

Comme vous l’aurez compris, j’ai aimé cet ouvrage, que je vous recommande vivement.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Le Livre de Poche
  • Genre: Policier
  • Date de publication: Février 2011
  • Prix : 8€10
  • Pages : 565

La femme tatouée de Pieter Aspe

la femme tatouée » Macabre découverte dans un grand restaurant de Blankenberge, sur la côte belge: le corps sans vie d’une (très jolie) femme au fond d’un vivier à homards. Sur sa fesse gauche, un mystérieux tatouage, la lettre M en caractère runique, emblème d’un groupuscule d’extrême droite. Le commissaire Van Inn et le fidèle Versavel se lancent sur ses traces pour se retrouver au cœur d’une véritable guerre entre catholiques intégristes, cellules islamistes et néonazies… »

Avec ce roman, je retrouve l’un de mes commissaire préféré, et son entourage.

Alors qu’il s’apprête à partir à la plage avec femme et enfants, Van Inn est appelé pour un meurtre à Blankenberge, où une femme a été retrouvée morte. Le meurtre va rapidement les mener sur la piste des néonazis, mais l’apparition d’un mouvement islamiste dont personne n’a jamais entendu parler, vient jouer les trouble-fêtes. Des morts apparaissent à la vitesse de l’éclair, des enlèvements ont lieux. Cette enquête fait tourner la tête de Van Inn,  Hannelore et de Versavel. Il y a trop de possibilités, ils se sentent menés en bateau. Et par de dessus le marché, ils subissent la pression de leur hiérarchie et du bourgmestre de Bruges, car il ne faut pas que l’image de la ville soit entachée par cette série d’évènements tragiques. Par ailleurs, le commissaire est las, se sent de plus en plus fatigué, il se rend compte qu’il vieillit et qu’il devrait peut-être faire un peu plus attention à lui…mais difficile de résister à une bonne petite Duvel.

Comme d’habitude, l’enquête est menée avec beaucoup d’humour. Van Inn est toujours aussi drôle, insouciant et insolent, il ne fait pas dans la langue de bois!

J’ai beaucoup aimé, mais je suis une inconditionnelle de Pieter Aspe et du commissaire Van Inn.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

Editeur : Le livre de poche

Genre : Policier

Date de publication: 19 novembre 2016

Prix : 7€10

Pages : 314

 

Mort à la Fenice de Donna Leon

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 » Les amateurs d’opéra sont réunis à la Fenice de Venise. Une sonnerie annonçant la fin de l’entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place et le brouhaha s’estompe. les minutes passent, le silence devient pesant: le maestro se fait attendre…Il gît dans sa loge, mort. Le commissaire Brunetti, aussitôt dépêché sur les lieux, conclut rapidement à un empoisonnement au cyanure. Dans les coulisses de l’opéra, Brunetti découvre, horrifié, l’envers du décor. »

Pour la petite histoire, en allant à Paris au printemps dernier, j’ai fait un petit arrêt (presque obligatoire) chez Boulinier, et là je fais le plein de livres. Livres parmi lesquels plusieurs Donna Leon, dont je n’avais jamais lu d’ouvrages, mais que je connaissais un peu par le biais de la série Commissaire Brunetti. Il s’agit ici de son premier roman.

L’histoire se déroule à Venise, un meurtre a été perpétré à la Fenice, le célèbre opéra de la cité des Doges. La victime est un chef d’orchestre renommé, de nationalité allemande. Le commissaire enquête sur ce meurtre, sur le mort qui paraît plus mystérieux qu’il n’y paraît, sur son entourage proche et lointain. On suit le commissaire dans ses réflexions, ses cheminements. Il nous fait découvrir Venise, en nous emmenant dans des lieux prestigieux (opéra, palais) mais aussi dans les bas-fonds de la cité, inconnus des touristes. Evidemment la question qui se pose tout au long du récit est : qui a tué le chef d’orchestre et surtout pourquoi?

L’histoire est très bien ficelée, c’est prenant jusqu’à la fin. Les personnages sont plus ou moins synpathiques, mais tous ont une once de mystère, et beaucoup sont de potentiels suspects. Et puis, à travers la vie familiale de Brunetti, on voit bien que derrière chaque homme se trouve une femme, la sienne l’aidant plus ou moins à résoudre son enquête.

Bref, j’ai beaucoup aimé. C’est un roman qui se lit facilement et rapidement. Je vous le recommande vivement.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

Editeur : Points

Genre : Policier

Date de publication : Juin 2014

Prix : 7€20

Pages: 284

L’inconnu du pont Notre-Dame de Jean-François Parot

L-Inconnu-du-Pont-Notre-Dame » Nicolas Le Floch est saisi par Le Noir, nouveau directeur de la Bibliothèque du roi, de la disparition d’un conservateur au cabinet des médailles. Quelle est l’identité du cadavre décapité découvert dans une maison démolie du pont Notre-Dame? Qu’augurent les informations transmises par Lady Charwel, alias La Satin, concernant un complot anglais visant Louis XVI? Existe-t-il un lien entre les deux affaires? D’autres meurtres suivront au cours d’une minutieuse enquête qui conduire le policier breton dans le Paris des receleurs et des maisons de jeu et jusqu’à la rade de Cherbourg. »

Je n’irai pas par quatre chemins, ce récit est aussi bien que les précédents, dans lequel on retrouve à nouveau nos personnages favoris.

Cette fois-ci, l’histoire mêle des disparitions d’objets, des travestis et un, voire des complots contre le roi.  Nicolas est confronté à un meurtre mystérieux, à un cadavre, qui s’avère être un homme travesti en femme. Que peut cacher cette mort mystérieuse? Ce travestissement? Une fois de plus, Nicolas est confronté au réseau de Sartine, et parallèlement, aux espions anglais. La Satin, devenue Lady Charwel, de passage à Paris avec son mari, fait savoir qu’un complot se prépare contre le roi de France, et qu’il pourrait y avoir un lien avec la rade de Cherbourg, où doit se rendre Louis XVI. Nicolas est chamboulé par ces différentes nouvelles.

Parallèlement, le cours de l’histoire change peu à peu, le peuple français commence à gronder. Bourdeau et Nicolas s’éloignent de plus en plus sur certains sujets, néanmoins, leur complicité est toujours réelle.

Une nouvelle fois, j’ai beaucoup aimé ce roman, dont je vous recommande la lecture.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

Editeur : 10/18

Genre : Policier, historique

Date de publication: 6 octobre 2016

Prix : 8€40

Pages : 399

 

La Trilogie berlinoise de Philip Kerr

La-trilogie-berlinoise« Publiés pour la première fois entre 1989 et 1991, L’Eté de cristal, La Pâle Figure et Un requiem allemand ont pour toile de fond le IIIe Reich à son apogée et, après la défaite, l’Allemagne en ruine en 1947. Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise, est devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l’Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie de la fin des années 1930: un homme solitaire, témoin de son époque. Des rues de Berlin « nettoyées » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques à celles de Vienne la corrompue, Bernie enquête au milieu d’actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. La différence avec un film noir d’Hollywood, c’est que les principaux protagonistes s’appellent Heydrich, Himmler, Goering… »

La Trilogie berlinoise est clairement un ouvrage que j’ai adoré, tant par les personnages que par les histoires! On s’attache très rapidement au protagoniste principal, Bernie Gunther, et on évolue avec lui, au fil de ces trois récits. A travers les aventures de cet homme, on est plongé dans la Grande Histoire. On a l’impression de vivre avec lui les moments les plus sombres de l’Allemagne nazie, puis la dénazification, enfin le partage de l’Allemagne et de l’Autriche et ses conséquences. C’est vraiment un livre très prenant.

Même si j’ai vraiment apprécié cet ouvrage, il y a tout de même quelques bémols. En effet, j’ai été un peu gênée par l’apparition inopinée de certains personnages dans les deuxième et troisième récits. Ils apparaissent un peu comme par enchantement, alors qu’on ne connaît rien d’eux, qu’ils n’apparaissent pas dans la première partie de l’ouvrage, ce qui donne à l’histoire un peu d’incohérence. Néanmoins, l’auteur a, depuis, écrit de nouveaux romans mettant en scène Bernie Gunther, et peut-être en apprenons-nous plus sur certaines époques évoquées dans le roman ou sur certains personnages.

Quoi qu’il en soit, je vous recommande chaudement cette lecture.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Le Livre de poche
  • Genre : Policier
  • Date de parution : janvier 2010
  • Prix : 9€90
  • Pages : 1015

Dernier tango à Bruges de Pieter Aspe

Dernier-tango-a-Bruges« Leur voyage de noces en Argentine a laissé des traces chez les Van In: Hannelore veut absolument que son flic de mari apprenne le tango! Mais la disparition d’un homme perclus de dettes de jeu va le détourner des clubs de danses. Un mystère qui pourrait être lié à une affaire aux ramifications obscures, susceptible de compromettre plusieurs personnalités brugeoises. Parties fines qui tournent mal, scandales immobiliers, pots-de-vin, mafia russe…quand le commissaire Van In s’en mêle, c’est tout Bruges qui tangue! »

De retour de leur voyage de noces en Argentine, Hannelore veut que Van In apprenne à danser le tango, ce qui évidemment ne plait absolument pas à notre cher commissaire. Il n’en a pas envie, et il ne va pas en avoir le temps, puisque un meurtre lui tombe sur les bras. Dans cette nouvelle histoire, les disparitions et les meurtres s’enchaînent, ils ont un soupçon de mystère, puisque semble y être mêlé la mafia mais aussi certaines personnalités de la ville. Dans cette affaire, Van In et Hannelore jouent avec le feu et vont devoir se battre pour ce qu’il y a de plus cher à leurs yeux.

Pour honnête, c’est un livre que j’ai lu au tout début de l’été, ce qui fait un bout de temps déjà, et ce qui peut expliquer la brièveté de mes propos. Néanmoins, c’est un ouvrage que j’ai lu assez rapidement, comme d’habitude en ce qui concerne les aventures du commissaire Van In. J’ai bien aimé la cadence du récit et son contenu. Les personnages sont toujours aussi attachants, et vivent dans cet épisode en particulier, des heures sombres. Et surtout, j’ai été assez surprise par l’identité du meurtrier ou du moins du commanditaire de toute cette scandaleuse affaire.

Bien évidemment, je vous recommande cet ouvrage.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : J’ai lu
  • Genre : policier
  • Date de publication : juin 2016
  • Prix : 7€10
  • Pages : 315

Millenium 4. Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Après quelques mois d’absence, je fait mon retour avec un livre lu en début d’année. Il s’agit du tome 4 de la saga Millenium, Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz. J’avais aimé les trois premiers volumes écrits par Stieg Larson, et j’étais assez curieuse de lire la suite, écrite par un autre auteur.

 » La revue Millénium a changé de propriétaires. Ses détracteurs accusent Mikael Blomkvist d’être un has-been et il envisage de changer de métier. Tard un soir, Blomkvist reçoit un appel du professeur Frans Balder, un chercheur de pointe dans le domaine de l’IA, l’intelligence artificielle. Balder affirme détenir des informations sensibles qui concernent le service de renseignement des États-Unis. Il a également été en contact avec une jeune femme, une hackeuse hors du commun qui ressemble à s’y méprendre à une personne que le journaliste ne connaît que trop bien. Mikael Blomkvist espère tenir enfin le scoop dont Millénium et lui ont tant besoin. Quant à Lisbeth Salander, fidèle à ses habitudes, elle suit son propre agenda. »

J’ai plutôt apprécié cet ouvrage. On est bien dans la continuité de l’œuvre de Stieg Larson. L’histoire reprend quelques mois après la fin du précédent tome. On assiste à un complot mondial où entrent en jeu la CIA, un groupe obscur, la police et les renseignements suédois. La mort du mathématicien suédois Frans Balder, qui avait contacté Michael Blomkvist, va secouer un certains nombre de personnes et des services de différents pays, mais également l’opinion publique, puisque le tueur a épargné le fils autiste du chercheur. Lisbeth, qui était également en contact avec le mathématicien, se retrouve une fois de plus au cœur de cette affaire, puisqu’elle secourt ce petit garçon de 8 ans. C’est le début d’une chasse à l’homme, mais également le début d’une guerre entre deux sœurs jumelles qui ne se ressemblent en rien: Lisbeth et Camilla Salander. Là dessus, intervient Michael Blomkvist, qui se retrouve presque par hasard au plus près de l’enquête.

J’ai aimé retrouver ces personnages, et surtout découvrir celui de Camilla Salander, qui n’apparaissait quasiment pas dans les tomes précédents. Cela nous permet d’en apprendre plus sur elle, comment elle a grandi, ce qu’elle devenue, etc. Il s’agit ici d’une histoire nouvelle, mais dans la continuité des volumes précédents. Le récit est bien écrit, il y a beaucoup de suspens, et je dois dire que ce n’était pas forcément évident de faire une suite après la mort de l’auteur originel. Néanmoins, je trouve qu’il manque quand même ce petit truc qu’on retrouvait chez Stieg Larson et qui était vraiment caractéristique de cet auteur et donc de Millénium.

Je vous recommande néanmoins la lecture de ce roman.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Actes Sud, collection Actes noirs
  • Date de publication : août 2015Act
  • Genre:  roman policier, thriller
  • Prix : 23€
  • Pages : 482

 

L’ange traqué de Robert Crais

L'ange traquéL’Ange traqué est un roman qui commence à dater,  puisqu’il est paru en 1989 aux Etats-Unis. Il s’agit du deuxième roman de Robert Crais mettant en scène le duo Elvis Cole/Joe Pike.

« Détective privé à Los Angeles, Elvis Cole reçoit un jour la visite de la belle Jillian Becker et de son patron, Bradley  Warren : le manuscrit de l’Hagakure, ou Code du samouraï, que ce dernier s’apprêtait à exposer dans un de ses hôtels de luxe, a disparu. Cole comprend vite que Warren n’est pas aussi innocent qu’il y paraît: il y a trop de yakuzas parmi ses amis et le FBI les a tous depuis longtemps sous surveillance. Pas assez pourtant : la fille de Bradley Warren, la jolie Mimi, est enlevée au nez et à la barbe du détective… »

Dans cet ouvrage, Elvis Cole est contacté par un riche patron, Bradley Warren, pour retrouver un objet sacré aux yeux des Japonais, le manuscrit de l’Hagakure. Cet ouvrage ayant autant d’importance, si ce n’est plus, que le Bushido. Elvis Cole doit donc travailler pour cet homme, qui semble un peu louche, mais aussi pour sa famille, à savoir sa femme Sheila, une femme alcoolique et un peu « barje », et leur fille, la transparente Mimi. Elvis Cole va devoir faire face à la mafia japonaise, mais aussi aux policiers de L.A., qui ne le prennent pas trop au sérieux. Comme d’habitude, il doit faire face à de nombreux obstacles, mais doit surtout se méfier des apparences.

Robert Crais est un auteur que j’ai découvert il y a deux ou trois ans maintenant, et depuis je lis ses romans, un peu dans le désordre, au fil de mes achats. Mais ceci n’empêche pas la compréhension des histoires. Mais à vrai dire, avec L’Ange traqué, on se rend bien compte qu’il ne s’agit que de la deuxième aventure d’Elvis Cole, et de son acolyte Joe Pike, puisque leurs personnages ne sont pas trop (ou plutôt pas assez) développés. On retrouve ici le côté drôle du personnage d’Elvis Cole, et l’impassibilité de Joe Pike, mais ça ne va pas plus loin. Le roman se lit rapidement et aisément, mais l’histoire n’est pas aussi profonde, pas aussi fine, que celles que j’ai pu lire jusque là. Je l’ai même trouvé un peu « longuée ». Mais peut-être est-ce du au fait qu’il ne s’agit que du troisième ouvrage de l’auteur, et que ce dernier  s’est amélioré au fil des ans,  comme un bon vin. Je ne vous cacherai donc pas que j’ai été un peu déçue par ce roman, je suis restée sur ma fin. Néanmoins, pour ceux et celles qui ont déjà lu des romans de Robert Crais, ou si ça les intéressent, je vous recommande tout de même de le lire.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Editions du Seuil
  • Date de parution : septembre 1995 (en France).
  • Genre : roman policier
  • Prix : environ 15€
  • Pages : 257

 

Germania de Harald Gilbers : une enquête dans Berlin en ruines

GermaniaGermania est un roman que j’ai découvert en parcourant la rubrique « Livres » du quotidien Ouest France. Le descriptif qui en été fait m’a donné envie de le lire, et surtout de l’acheter, choix que je n’ai pas regretté. Comme quoi,  ça a du bon de lire la presse régionale.

« Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l’ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d’exercer… Tiraillé entre son quotidien misérable dans une  » maison juive  » et le confort que lui offre son nouveau statut, Oppenheimer est de plus en plus inquiet. Tous les indices pointent vers un assassin appartenant à l’élite nazie, si Oppenheimer échoue, son destin est scellé. Mais n’est-il pas encore plus dangereux de démasquer le coupable ? »

Germania, titre du roman, est aussi le nom de la ville complètement démesurée qu’Hitler voulait construire à la place de Berlin. C’est donc dans la capitale allemande que se déroule le récit. Durant l’été 1944, alors que Berlin subit régulièrement les bombardements alliés, Richard Oppenheimer, Allemand de confession juive, ancien commissaire à la Kripo de Berlin, se retrouve « embauché » sur une affaire criminelle, par un jeune officier SS ambitieux, le SS-Hauptsturmführer Vogler. N’ayant pas vraiment le choix, Oppenheimer accepte de travailler sur l’enquête, malgré les réticences de son épouse Lisa et de leur amie Hilde.

Richard Oppenheimer enquête sur un meurtre plus qu’horrible, celui d’une jeune femme, qui semble avoir été torturée avant de mourir, et dont les parties génitales ont été atrocement mutilées. Au fur et à mesure de son enquête, Oppenheimer va de découverte en découverte, fait face aux non-dits de son supérieur, mais doit surtout se méfier des apparences.

Outre l’enquête en elle-même, qui est bien ficelée, avec beaucoup de rebondissements et des personnages très intéressants, l’auteur nous donne également un aperçu du Berlin de cette époque.

A travers le personnage de Richard Oppenheimer, on découvre la vie d’un juif à Berlin en 1944. A vrai dire, ne connaissant pas assez bien l’histoire allemande, je me suis demandée si l’histoire de cet homme pouvait être réelle. Je n’ai toujours pas la réponse à ma question, mais l’auteur ayant fait d’importantes recherches, on peut supposer que c’est tout-à-fait possible. Avec cette enquête, on découvre les différents rouages du système nazi, le fonctionnement de l’Etat, quelques personnages importants, mais on assiste aussi aux rivalités entre les différents services. On découvre également la ville de Berlin sous les bombes, ainsi que le projet fou de Germania. En nous donnant un aperçu (fictif) de la vie quotidienne des Berlinois durant cet été 1944, on voit qu’ils ont autant soufferts que les habitants d’autres villes en Europe.

Germania est bien plus qu’un roman policier « classique », puisqu’il y a également une approche historique. Je trouve qu’on apprend un certain nombre de choses. On voit que l’auteur a fait des recherches, et j’apprécie le fait qu’il nous propose ses « sources » dans une page « bibliographie ». On a au moins la certitude qu’il n’a pas tout inventé.

C’est un ouvrage qui m’a plu, je lirai sans aucun doute la suite, intulée Les fils d’Odin. Je ne peux que vous le recommander.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : 10/18 (existe en broché chez Kero)
  • Date de parution : mars 2016 (pour la version poche)
  • Genre : roman policier
  • Prix : 8€80
  • Pages : 475