Zazous de Gérard de Cortanze

Il y a deux ans, je me décidais à lancer mon blog, pour partager avec vous mes découvertes culturelles, et notamment mes lectures. En deux ans, il y a eu des choses que j’ai aimé, apprécié et d’autres moins. Il y a eu des mois avec et des mois sans (beaucoup ces derniers temps), mais je n’ai pas toujours le temps d’écrire, et c’est la vie. Pour cet anniversaire, je partage avec vous ce qui fut pour moi une belle surprise.

Zazous

 » On n’est pas sérieux quand on a quinze ans – même en pleine Occupation. Chaque jour, au café Eva, une bande de zazous se retrouve pour écouter du jazz. Josette, Pierre et Jean sont lycéens, Sarah est coiffeuse, Charlie trompettiste, Marie danseuse, Lucienne apprentie mannequin. Dans un Paris morose, ils appliquent à la lettre les mots d’ordre zazous: danser le swing, boire de la bière à la grenadine, lire des livres interdits, chausser en toutes circonstances des lunettes de soleil et enfiler de longues vestes à carreaux.

A mesure que les Allemands montrent leur vrai visage, ces jeunes gens qui ne portent pas encore le nom d’adolescents couvrent les murs de Paris du « V » de la victoire, sèment la panique dans les salles de cinéma et les théâtres, déposent une gerbe le 11 novembre sous l’Arc de Triomphe, arborent par solidarité et provocation, l’étoile jaune. Traqués par les nazis, pourchassés par les collaborateurs, rejetés par la Résistance, les zazous ne veulent pas tant « changer la vie » qu’empêcher qu’on ne leur confisque leur jeunesse. »

Zazous est un ouvrage qui m’intéressait dans la mesure où il traitait d’un phénomène dont j’avais entendu parler mais que je ne connaissais pas plus que cela. En effet, ce mouvement des zazous qui a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, est assez peu connu du grand public, et est le prélude à ce qu’il se passera à Saint-Germain-des-Prés dans les années 1950.

Dans ce roman, on suit une bande de copains, dans le Paris de la guerre. C’est un récit construit de manière chronologique, ce qui le rend aisé à lire. On suit donc des petites histoires en parallèle de la grande.

Chacun des personnages a un vécu différent, des idées parfois opposées, mais tous sont réunis pour l’amour d’une même chose, d’une même musique: le jazz. L’Occupation et la guerre en général, va profondément les bouleverser, les changer. Chacun va vivre les évènements de manière différente. Comme on peut s’y attendre, vu le contexte, ils vont vivre des joies, des peurs, des peines. Et nous, lecteurs, suivons cette bande de jeunes tout au long de ces années de guerre, comme si on était un membre de leur groupe.

C’est un livre très bien construit, tant d’un point de vue historique que du récit. C’est très prenant, on se demande ce qu’il va arriver aux personnages, comment l’histoire va se terminer pour eux. Il y a beaucoup d’émotions. La fin m’a un peu surprise, mais je n’en dirais pas plus.

Comme vous l’aurez compris, j’ai aimé ce roman et je vous recommande sa lecture.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

Editeur : Albin Michel

Genre : Roman

Date de publication: mars 2016

Prix : 22€50

Pages: 529

Publicités

Jonathan Weakshield d’Antoine Sénanque

Jonathan Weakshield » 1897, Scotland Yard, Londres. le dossier Jonathan Weakshield est réouvert. Ancienne grande figure de la pègre, il avait été déclaré mort quinze ans plus tôt. Chef du Seven Dials, quartier redouté des bas-fonds londoniens, il y a fait régner l’ordre et la terreur au côté du Viking, le maître des gangs de la capitale, officiellement pendu en 1885. Les empreintes retrouvées sur une lettre à une inconnue prouvent que Weakshield est vivant. Tandis qu’un inspecteur acharné se lance sur sa piste à travers l’Europe et l’océan Indien, l’enquête de deux journalistes du Daily News dévoile les secrets de celui qu’on avait surnommé pour sa cruauté le « loup du Seven Dials ». Qui est-il? Comment a-t-il disparu? Et pourquoi refait-il surface maintenant? Il faudra remonter loin, revenir sur son passé en Irlande au temps de la grande famine, interroger ses lieutenants, suivre son ascension à Londres, revivre la bataille des gangs de Strugglefield, son amitié brisée avec le Viking et son histoire d’amour secrète. Weakshield revient pour régler ses comptes et sauver la femme qu’il aime, mais les vieilles haines se réveillent et le sang s’apprête à couler de nouveau sur les bords de la Tamise. »

Jonathan Weakshield est un roman que j’avais repéré dans une émission La Grande Librairie de François Busnel, et qui m’avait plus ou moins « tapé » dans l’œil. L’histoire au départ est plutôt intéressante, elle mêle journalisme, enquête policière, le fonctionnement de la pègre, et le retour d’un disparu. Mais très vite, j’ai eu beaucoup de mal à le continuer, et même à le finir. Pourtant l’histoire avait tout pour me plaire, mais j’ai trouvé que le récit trainait en longueur, c’est dommage car je trouvais les personnages plutôt intéressant et assez bien développés. Après c’est peut-être moi, au moment de cette lecture, qui n’étais pas trop disposée à lire. Donc à vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de cet ouvrage, d’où une critique assez brève. Néanmoins, je pense que c’est un livre à lire, au moins pour vous faire votre propre opinion.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur: Grasset
  • Date de publication : 6 avril 2016
  • Genre : Roman
  • Prix : 20€
  • Pages: 390

La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald

La-bibliotheque-des-coeurs-caboes« Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l’Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l’invite à venir passer des vacances chez elle. À son arrivée, une malheureuse surprise l’attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque… grâce aux livres, bien sûr. »

A vrai dire, j’ai d’abord été attirée par la première de couverture, que je trouve jolie, ludique, qui donne envie d’aller jeter un œil au roman, ou du moins, d’en lire le résumé.

C’est un roman, disons « classique », avec des phases épistolaires sous formes de flashback (ou plutôt l’inverse).  Il s’agit au départ d’une correspondance via un forum puis par des lettres, entre une jeune suédoise Sara Linqvist et une américaine d’une soixantaine d’années, Amy Harris. Cette dernière, suite à la fermeture de la librairie dans laquelle Sara travaillait, lui propose de venir séjourner quelques temps chez elle, aux Etats-Unis, à Broken Wheel, dans l’Ohio. Sara finit par accepter, mais une fois sur place, c’est la déception, Amy vient de décéder et Broken Wheel est un petit patelin à la limite de l’abandon. Rien de bien réjouissant en perspective. Pourtant, Sara décide de rester, le temps de son visa, soit 90 jours. Elle va alors essayer de redonner une certaine vie, une certaine joie de vivre à ce village et à ses habitants.

J’ai aimé le personnage de Sara, car dans cette difficulté inattendue, elle se révèle. Elle qui d’habitude est plutôt celle qui suit, là, elle décide de prendre les choses en mains. Et elle qui aime les livres plus que tout, pense que c’est ce qu’il manque dans la vie des habitants de Broken Wheel, elle pense donc leur changer la vie avec des livres. Sara est le personnage principal de ce roman, mais à côté, il existe une multitude de personnages qui ont une grande importance, et qui sont tous aussi attachants les uns que les autres.

Ce n’est pas forcément le genre de livre que je lis, mais je trouve qu’il fait du bien,  c’est un « feel good book ». Cet ouvrage nous montre qu’il faut savoir relativiser, même quand on est face à des difficultés, qu’il faut prendre/voir la vie du bon côté. Je vous recommande donc la lecture de cet ouvrage.

Elodie



Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : J’ai lu
  • Date de publication : mai 2016
  • Genre : roman
  • Prix : 8€
  • Pages : 508

Avant toi de Jojo Moyes

avant-toiAvant toi n’est pas du tout le genre de livre que je lis habituellement, mais il faut savoir sortir des sentiers battus. Lorsque le film est sorti, sa bande-annonce m’avait assez plu, mais sachant qu’il s’agissait de l’adaptation d’un roman, je voulais lire ce dernier avant. Par ailleurs, les avis positifs de plusieurs bloggeuses et youtubeuses ont fini de me convaincre.

 » Lou est un fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques moins pour le faire changer d’avis. »

Dans ce roman, on suit le parcours de Lou, une jeune femme habitant le fin fond de l’Angleterre. Issue d’une famille modeste, c’est grâce à son salaire que sa famille « fonctionne » au quotidien, jusqu’au jour où elle perd son travail. Après maintes recherches et plusieurs petits boulots, elle accepte de devenir l’accompagnatrice d’un jeune tétraplégique, Will Traynor. Leur rencontre est un véritable choc, tant social que culturel. Lou et Will ne font absolument pas partie du même monde. Après une période de confrontation et d’évitement, les deux personnages principaux s’apprivoisent peu à peu, et commencent même à s’apprécier. Mais tout change, lorsque Lou apprend la vrai raison de son emploi.

Avant toi est vraiment un livre magnifique. C’est une histoire qui aborde un sujet grave, pas forcément évident à traiter, mais qui a au moins le mérite d’exister. Les personnages sont drôles, attachants, sincères. L’auteur aborde ici un sujet dramatique, mais n’en fait pas trop, il n’y a pas de pathos, bien à contraire, elle aborde le sujet en toute humilité avec quelques pointes d’humour. A travers les personnages de Lou et Will, on assiste au choc entre deux mondes, entre deux sociétés qui se croisent mais ne se mêlent jamais, et ce mélange des genres est plutôt intéressant et donne lieu à quelques scènes cocasses. Lou et Will sont des personnes qui en apparence n’ont aucun point en commun, mais qui au final se ressemblent beaucoup. C’est un livre sur la résignation mais aussi sur le dépassement de soi. Bref, c’est une très belle histoire, j’ai vraiment adoré ce roman, et je dois vous avertir que si vous êtes un peu sensible ou émotif sur les bords, prévoyez les mouchoirs. Je lirai certainement la suite intitulée Après toi, et je ne peux que vous conseiller de lire ce roman.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires :

  • Editeur : Milady
  • Date de publication : Juin 2016
  • Genre : roman
  • Prix : 7€90
  • Pages : 520

La vielle dame qui avait vécu dans les nuages de Maggie Leffler

la-vielle-dame« A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin. A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale… »

Dans ce roman, on suit le parcours d’une dame âgée, nommée Mary Browning, qui vit à Pittsburgh aux Etats-Unis. On apprend rapidement qu’elle fait partie d’un groupe d’écriture pour seniors, or, elle n’a pas écrit une ligne depuis environ dix ans. Dans ce récit, Mary revient sur ses souvenirs, notamment ceux concernant la Seconde guerre mondiale; période où elle a été aviatrice pour l’armée américaine, mais également ceux concernant sa vie familiale. Lors d’une séance du groupe, une adolescente, Elyse, se joint à eux. Cette dernière se rêve écrivain. On assiste alors à la rencontre improbable entre cette jeune fille et cette dame âgée.

Etre aviatrice pendant la Seconde guerre mondiale était quelque chose d’extraordinaire, mais pourtant c’est un fait méconnu aux Etats-Unis. Mary apprend alors que le Président américain souhaite rendre hommage à ces femmes hors du commun. Rattrapée par ses souvenirs, Mary décide finalement de les mettre sur papier, mais ne sait pas à qui confier la rédaction de ses mémoires.

Entre flashback et situations d’aujourd’hui, on suit le passé, la vie de ces personnages, tous aussi attachants les uns que les autres. L’auteur revient ici sur un fait méconnu, le rôle des femmes pilotes américaines pendant le second conflit mondial. Elle relate des faits de la grande Histoire, par le biais de la petite. On s’identifie aisément aux personnages, tant à celui de Mary qu’à celui d’Elyse, bien que les deux protagonistes n’aient pas le même âge et ne soient pas de la même génération. Mais d’une certaine manière, elles sont courageuses toutes les deux, elles affrontent des évènements, plus ou moins tragiques.

L’écriture de Maggie Leffler est très fluide, l’auteur nous embarque littéralement dans ce récit. C’est une très belle histoire, que je vous conseille de lire. Néanmoins, j’ai trouvé un petit bémol à cette histoire. En effet, certaines révélations faites en fin de roman ne sont pas spécialement une surprise, on s’y attend presque. Pour terminer, je tiens à remercier les équipes de Babelio et de Harper Collins pour m’avoir permis de lire ce magnifique roman.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

  • Editeur : Harper Collins
  • Date de publication : 2 novembre 2016
  • Genre : Roman
  • Prix : 17€90
  • Pages : 353

 

Le mystère Napoléon de Steve Berry

mystere-napoleon » 1821, île de Sainte-Hélène. Napoléon meurt en exil, emportant bien des secrets dans sa tombe. Durant ses années de conquêtes, il avait eu accès à des archives occultes, notamment celles du Vatican et des Chevaliers de Malte. En héritage, il laisse à son fils un ouvrage consacré aux royaumes mérovingiens. Pourquoi? Que renferme ce livre si mystérieux? Cotton Malone part sur les traces de l’un des secrets les mieux gardés de l’Empereur. »

Dans ce roman de Steve Berry, le roman se déroule pour une grande partie en France, notamment à Paris. L’auteur nous entraine sur les pas de Napoléon, mais surtout sur les traces de son supposé trésor. Il est également question d’un complot économico-politique, mené par une descendante de Pozzo di Borgo, un ennemi juré de Napoléon. Pour couronner le tout, on est également face à une vengeance, puisque Henrik Thorvaldsen, cherche par tous les moyens, à venger l’assassinat de son fils.

Le lien entre tout ces faits semble au départ improbable, et pourtant les évènements vont prouver le contraire. Cotton Malone se retrouve mêlé à ces affaires, qui au départ ne le concerne pas, par la biais d’un certain Sam, envoyé à lui par Henrik. Une fois de plus, Malone se retrouve dans une sacrée aventure.

Avec ce roman, on retrouve des personnages que l’on apprécie depuis plusieurs ouvrages maintenant. Le lecteur est véritablement plongé dans cette chasse au trésor, qui est aussi, plus ou moins, une chasse à l’homme. Il y a beaucoup d’évènements qui s’enchainent, de l’action, du suspens. Steve Berry nous prouve une fois plus que son écriture est efficace, il nous tient jusqu’au bout en haleine.

Encore une fois, j’ai aimé ce roman de Steve Berry. Mais je dois tout de même dire que j’ai eu un passage à vide au milieu du roman, je n’arrivais plus à avancer dans la lecture. Mais je pense, que c’était plutôt dû à mon humeur du moment. Malgré ce petit bémol, je vous recommande de lire cet ouvrage.

Elodie


Informations supplémentaires:

  • Editeur : Pocket
  • Date de parution : Janvier 2013
  • Genre : Thriller
  • Prix : 8€20
  • Pages : 595

Confessions d’une accro du shopping de Sophie Kinsella

confession-accro-shoppongAprès avoir enchainé des polars et des romans fantastiques, j’ai ressenti le besoin de lire un ouvrage un peu plus léger. Comme j’avais adoré le film Confession d’une accro du shopping de Paul John Hogan avec Isla Fisher, je me suis dit, pourquoi ne pas lire le support original?

« Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C’est la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillage, fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… »

A la différence du film, l’histoire se déroule à Londres. Rebecca Bloomwood est une jeune journaliste financière, et véritable modeuse. Mais problème, sa passion pour les beaux vêtements et autres accessoires, l’a entrainé sur les pentes de l’endettement. Alors qu’elle reçoit de plus en plus de courriers provenant de ses différentes banques, en particulier d’un certain Derek Smeath, elle fait tout pour éviter de regarder la réalité en face et pour ne pas payer ce qu’elle doit. Becky est une véritable rêveuse, qui rêve d’ascension sociale, et du prince charmant (très riche de préférence). Elle se retrouve sans cesse dans des situations embarrassantes, qui rendent le récit très drôle.

Je pense que l’on peut facilement se reconnaître dans le personnage de Rebecca Bloomwood, même si on ne dépense pas toutes (tous) notre argent par les fenêtres. Malgré quelques gros défauts, Becky est une fille plutôt attachante, et qui, quand elle est décidée, peut tout mettre en oeuvre pour atteindre son but. En lisant Confession d’une accro du shopping, on se rend compte que l’on pourrait très facilement tomber dans la même spirale que Becky. En effet, qui ne rêverait pas d’une paire de Louboutin, ou d’un sac Lancel, Chanel ou autre. Le shopping est une véritable addiction, une drogue, le pire étant que Rebecca en est consciente. Sophie Kinsella traite ce sujet très sérieux avec beaucoup d’humour.

L’histoire du roman est légèrement différente de celle du film (ou c’est plutôt le contraire),mais je n’ai pas été déçue de ma lecture. Le livre et le film sont à mon sens assez complémentaires. Cet ouvrage a fait connaître Sophie Kinsella mondialement, et n’est que le premier d’une longue série. Les personnages y sont touchants, attachants et un peu loufoques. C’est une lecture drôle et légère, qui fait du bien, avec laquelle on ne se prend pas la tête. Pour les amateurs du genre et pour ceux qui ont apprécié le film, je ne peux que vous recommander cet ouvrage.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires :

  • Editeur : Pocket ( existe en version broché chez Belfond)
  • Date de parution : février 2006 (janvier 2004)
  • Genre : roman
  • Prix : 7€40 (18€90 en broché)
  • Pages : 372

Vera Kaplan de Laurent Sagalovitsch : une histoire dérangeante.

Vera Kaplan« À Tel-Aviv, un homme apprend par courrier le suicide de sa grand-mère, Vera Kaplan, dont il ignorait l’existence. La lettre, venue d’Allemagne, est accompagnée de l’ultime témoignage de la défunte et d’un terrifiant manuscrit : son journal de guerre, celui d’une jeune Juive berlinoise qui, d’abord pour sauver ses parents puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l’impensable – dénoncer d’autres Juifs, par centaines. »

Laurent Sagalovitsch n’en est pas à son premier ouvrage, mais c’est un auteur dont je n’avais jamais entendu parler, et ce roman fut pour moi une belle découverte. La première de couverture, que vous pouvez voir ci-dessus, est assez sobre, en noir et blanc, mais elle correspond bien au contenu de l’ouvrage. Vera Kaplan est un roman que l’on pourrait qualifier de biographique puisqu’il est inspiré d’une histoire vraie, celle de Stella Goldschlag.

Ce roman raconte une histoire assez déroutante, voire dérangeante, puisque Vera Kaplan, jeune allemande de confession juive, pour continuer à vivre, et tenter de sauver la vie de ses parents, va dénoncer d’autres juifs aux nazis, les envoyant ainsi à la mort. On découvre cette femme et son histoire, par le biais de son petit-fils, puis par elle-même, au travers d’une lettre et de son journal intime.

Il est assez difficile de s’imaginer qu’une juive ait pu livrer ses semblables pour vivre, ou plutôt pour survivre. Ce qui est intéressant ici, c’est que l’auteur ne porte pas de jugement, du moins je n’en ai pas l’impression. Il nous rapporte les faits, rien que les faits, comme un historien aurait pu le faire. Vera explique lucidement comment elle en est arrivée à cette extrémité, pourquoi elle a fait ce choix. Alors, même si elle peut sembler être un monstre, une personne sans âme, ses choix, son comportement, peuvent être tout à fait compréhensibles, même si on ne les approuve pas. On ne peut pas s’imaginer dans sa situation, mais on ne peut s’empêcher de se demander: Et moi, qu’aurais-je fait à sa place? Difficile, voire impossible de répondre à cette question. Même avec beaucoup d’imagination, on serait encore trop loin de la réalité, trop loin du contexte. Vera Kaplan peut être vue comme une mauvaise personne, mais d’un autre côté, on peut la percevoir comme une battante, une combattante de la vie, puisqu’elle est prête à tout pour survivre, y compris faire des choses et des choix abjects.

Vera Kaplan est un roman très court (152 pages) qui se lit aisément. Il n’est pas construit chapitre par chapitre comme le sont en général les romans, mais plutôt ici par narrateur, à savoir Vera Kaplan elle-même et son petit-fils. Leurs deux histoires se mêlant l’une dans l’autre. J’ai plutôt aimé ce roman, même si je suis un peu restée sur ma faim. Je trouve que la fin de la partie consacrée à Vera s’achève trop abruptement. Pour moi, des questions sont restées sans réponses, mais peut-être était-ce une volonté de l’auteur? J’aurai aimé en découvrir un peu plus sur ce personnage hors du commun. Néanmoins, c’est un roman dont je vous recommande la lecture.

Vera Kaplan est un roman que j’ai reçu en avant-première, grâce à Babelio. Je tiens donc à remercier leur équipe, ainsi que la maison d’édition Buchet-Chastel.

Elodie


Quelques infos supplémentaires :

  • Editeur : Buchet-Chastel, collection « Qui vive »
  • Date de parution : 25 août 2016
  • Genre : roman
  • Prix : 13€
  • Pages 152

La saga Vampire Academy : un énorme coup de cœur !

Cela fait un certain temps que je voulais vous parler de cette saga (en fait depuis que j’ai commencé à la lire), mais je voulais avoir fini le dernier tome, pour me sentir plus légitime à le faire.Vampire Academy saga

Cette série de romans fantastiques a été écrite par l’écrivaine américaine Richelle Mead, qui a depuis écrit d’autres séries telles que Georgina Kincaid, Cygne noir, ou encore L’ère des miracles.

Vampire Academy a été publié à partir de 2007 aux Etats-Unis, chez Razorbill, et en France, à partir de 2010, chez Castelmore.

Cette saga est composée de 6 romans, à savoir :

  • T1 : Sœurs de sang
  • T2 : Morsure de Glace
  • T3 : Baiser de l’Ombre
  • T4 : Promesse de Sang
  • T5 : Lien de l’Esprit
  • T6 : Sacrifice Ultime.

Avant d’en venir à proprement parlé aux livres, commençons par le commencement. En effet, même si j’avais déjà entendu parler de ces romans, jusque là, ils ne m’intéressaient pas, peut-être de peur que cela ressemble trop à Twilight, et tous les mauvais côtés que cela sous-entend. En fait, je suis venue aux livres grâce au film (et grâce à ma sœur, en passant).

Vampire Academy

On ne va pas se mentir, sans entrer dans les détails, on ne peut pas dire que le film soit une grande réussite, même si au final, on passe un bon moment devant. C’est d’autant plus dommage qu’il est plutôt très fidèle à l’histoire originale. Je précise pour ceux que cela intéresserait, qu’il n’y a eu qu’un film de réaliser, celui-ci ayant été un bide commercial, et que la campagne de crowfounding pour produire la second n’a absolument pas fonctionné. Quoi qu’il en soit, ce long-métrage m’a permis de découvrir un certain nombre d’acteurs, tels que le russe Danila Kozlovsky; mais surtout, il m’a donné envie de lire les livres.(Si le film vous intéresse quand même, je vous met le lien vers la bande-annonce).

A présent, entrons dans le vif du sujet.

Vampire Academy t1L’histoire se déroule à « Saint-Vladimir, un lycée privée hors du commun: à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleur amie Lissa, princesse moroï. Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité ».

Dans ce premier tome Sœurs de Sang, Lissa et sa meilleure amie Rose, sont de retour dans leur pensionnat, après deux années de fugue. De retour à l’académie, elles se rendent compte que certaines choses ont changé, et d’autres non. Elles sont ainsi prises à partie par une bande de moroï, mené par une certaine Mia Rinaldi. Parallèlement à cela, les deux jeunes filles doivent rattraper deux années de cours, ce qui n’est pas forcément évident, surtout pour Rose. C’est ainsi que cette dernière se retrouve à avoir des cours particuliers, avec un nouveau gardien, le beau et sexy Dimitri Belikov. Le retour des deux jeunes filles, à la « vie réelle », ne se fait pas sans problèmes, elles vont devoir supporter les intrigues, vont (re)nouer des relations amicales et amoureuses, mais elles vont surtout devoir faire face à d’inévitables dangers.

Vampire Academy t2

Au fil des six tomes, apparaissent de nombreux personnages, dont certains ont évidemment plus d’importances que d’autres. On a tout d’abord Vassilissa « Lissa » Dragomir. C’est une moroï noble, issue de la famille Dragomir, et dernière personne vivante de sa famille, ce qui lui confère un statut assez particulier. C’est une jeune fille plutôt calme, raisonnée, diplomate, mais qui a parfois un comportement étrange, avec des sautes d’humeurs. Sa meilleur amie, est Rosemarie « Rose » Hathaway, qui, elle, est une jeune dhampir. Rose est plutôt une jeune fille fougueuse, qui le plus souvent réfléchit après avoir agit, ce qui la met parfois dans des situations embarrassante. Et, contrairement à Lissa, les mots « compromis » et « tact » ne font pas partie de son vocabulaire. Elle a un lien particulier avec sa meilleure amie, puisque celle-ci l’a ramenée d’entre les morts. Elle a également une relation plus que particulière avec son professeur Dimitri Belikov. Enfin, il faut préciser que tous les romans sont écrits de son point de vue. Autour de ce duo, vient se greffer au fur et à mesure des romans, d’autres personnages. Vampire Academy t3Parmi les plus importants, on peut citer Dimitri Belikov, qui est un jeune gardien d’origine russe, il y a également Mason Ashford, qui est le meilleur ami de Rose, et qui est secrètement amoureux d’elle, ou encore Eddie Castile, qui va prendre de l’importance à partir du tome 3 Baiser de l’Ombre. Il y a aussi Christian Ozéra que l’on peut considérer comme une âme solitaire, ce dernier ayant vécu un drame dans son enfance, et ayant été élevé par sa jeune tante Tasha Ozéra. Pour finir, on peut citer Sydney Sage, une jeune alchimiste, qui va peu à peu devenir l’amie de Rose, et que l’on découvre dans le tome 4 Promesse de Sang; Adrian Ivashkov, qui est un jeune moroî noble, un peu « barge », et qui s’avère être le petit-neveu de la raine Tatiana, ou encore, Janine Hathaway, mère de Rose, qui ne l’a pas élevée, et qui ont au début, une relation très conflictuelle.

Vampire Academy t4Pour revenir sur leurs univers, le monde de Lissa et Rose, est un peu plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Elles vivent dans un monde parallèle au notre, ou plutôt devrais-je dire, caché du notre, puisque ces êtres ont tout de même des relations avec les humains. Pour commencer, en haut de la hiérarchie se trouve les Moroï. Parmi ceux-ci, il faut distinguer les nobles des roturiers. Il existent 12 familles royales, parmi les quelles on peut citer les Ivashkov, les Dashkov, les Taurus, les Conta, ou encore les Dragomir, dont Lissa est la dernière de sa lignée. A côté de ces nobles, se trouvent tous les autres Moroï, qui sont eux roturiers. Les relations entres nobles et roturiers étant parfois conflictuelles. Il faut préciser que les moroï sont des vampires, qui se nourrissent de sang humain, mais ne font pas de victimes. De l’autre côté, on a les Dhampirs, qui sont en fait les gardiens des moroï. Mais là encore, certains font le choix de ne pas se battre. Moroï et Dhampirs ont pour ennemis jurés les Strigoïs, qui sont des vampires quasi immortels, qui eux, tuent leurs victimes et aiment ça. Tout ce petit monde côtoient (plus ou moins) les humains. Parmi ces derniers, une poignée sert de « source » aux Moroï, et une autre minorité, les Alchimistes, servent aussi les Moroï, mais à vrai dire, on a du mal à a savoir ce qu’ils font réellement.

Vampire Academy t5

Au fil des six romans, les personnages murissent, leurs relations sont de plus en  plus complexes. Ils sont confrontés à des situations de plus en plus graves et tragiques. On en apprend toujours plus sur les personnages, ils sont tous différents les uns des autres, ils ont tous leurs failles, et c’est à mon sens ce qui les rend attachants. Ce sont des personnages dans lesquels on peut très facilement se projeter, même si on n’a pas (plus) leur âge, ce qui est mon cas. C’est une saga, où il y a beaucoup d’évènements beaucoup d’actions. Auxquels il faut rajouter des histoires d’amours et d’amitiés plus que complexes, voire parfois impossibles. Rien n’est parfait dans leur monde, et d’une certaine manière cela rend les choses très réalistes. Ce n’est absolument pas « cucul-la-praline » comme dans Twilight, où tout est un peu trop lisse et trop parfait (mais ça on s’en rend compte avec du recul, et c’est surtout vrai pour les adaptations cinématographiques).

Je pense que vous avez compris (rien que par le titre) que j’ai adoré cette saga, et à vrai dire j’en suis la première étonnée. Je ne sais pas si c’est mon humeur du moment, mais j’ai été véritablement happée par cette histoire. C’est très addictif. Pour tout dire, j’ai dû lire les trois premiers tomes en à peine quinze jours, et je me suis freinée pour la suite, pour pouvoir lire d’autres ouvrages.Vampire Academy t6 Donc, vous pouvez constater que ces livres se lisent très rapidement. Ces romans sont à la base considérés comme des romans jeunesses, on les trouve d’ailleurs dans ce rayon, pour ma part, je ne suis pas vraiment d’accord avec cela,  je pense que c’est un mix entre le jeunesse et le young adult, et que les derniers romans, voire dès le troisième ou le quatrième, sont clairement des romans young adult. La fin du sixième et dernier tome laisse une porte ouverte à d’autres aventures. L’auteur à d’ailleurs écrit une série spin-off, Bloodline, dont les personnages principaux sont Sydney et Adrian. Malheureusement, seul le premier tome a été traduit en français. Mais il est sur et certain que je le lirai. Bien que j’ai adoré cette saga, je dois tout de même noter quelques bémols, ou plutôt un. En effet, tout au long de la série, on peut noter des répétitions et des redondances. A un moment donné, en général plutôt au début de chaque roman, on nous répète ce que sont les moroï, dhampirs et autres créatures, ou alors le lien unissant Lissa à Rose, et sa cause; ce qui à force est franchement dérangeant, très agaçant et surtout inutile. Le lecteur n’est pas bête au point de ne pas se souvenir de ce genre de détail. Alors peut-être, est-ce un choix des traducteurs français, mais à ce moment là, je pense qu’ils devraient retravailler cela.

Quoi qu’il en soit, Richelle Mead, avec cette première saga, nous a montré tout son talent d’écrivaine. J’espère que ce très long article vous aura plu, et vous donnera envie de lire Vampire Academy. J’ai fait le choix de ne pas trop entrer dans les détails de l’intrigue, puisque celle-ci est continue du premier au dernier tome, et que par conséquent je ne voulais pas vous spoiler l’histoire. Si vous désirez plus de détails sur chacun des tomes, je vous renvoie aux critiques que j’ai posté sur le site de Babelio (voir logo en page d’accueil), mais je tiens à vous prévenir qu’il se peut qu’il y ait quelques spoils.

Bonne lecture

Elodie


Quelques informations supplémentaires:

  • Editeur : Castelmore
  • Date de sortie (pour l’édition que j’ai lu) : T1 (mai 2013); T2 (mai 2013); T3 (juin 2013); T4 (juillet 2013); T5 ( août 2013); T6 (septembre 2013).
  • Genres : Fantastique, Jeunesse, Young adult.
  • Prix : T1 et T2 (14€90); T3 et T6 (18€90); T4 et T5 (16€90).
  • Pages : T1 (314); T2 (316); T3 (409); T4 (442); T5 (447), T6 (602).

 

Ce que le jour doit à la nuit : une histoire d’amour et d’amitié sur fond de guerre d’Algérie.

Ce que le jour doit à la nuitJe voulais lire ce roman de Yasmina Khadra depuis très longtemps, et à vrai dire, je n’ai pas été déçue.

« Algérie, années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père. Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noir. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : « les doigts de la fourche », comme on les appelle. Et le bonheur s’appelle Émilie, une « princesse » que les jeunes gens se disputent. Alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s’entrechoquent. Femme ou pays, l’homme ne peut jamais oublier un amour d’enfance… »

Ce que le jour doit à la nuit raconte l’histoire de Younes, de sa tendre enfance, dans les années 1930, jusqu’en 2008. Au début du roman, Younes vit avec sa famille dans la campagne algérienne, jusqu’à ce que son père perde tout. Ils se retrouvent à vivre dans les bidonvilles d’Oran, dans la misère. Bien qu’il soit un homme très fier, le père de Younes, désirant un meilleur avenir pour son fils, le confie à son frère pharmacien. La femme de ce dernier, Germaine, une française, rebaptise l’enfant, Jonas. Et, à partir de là, ce jeune garçon, va sans cesse se retrouver à cheval entre deux mondes. Arrive les années 1940, et la guerre. Son oncle, qui est un grand idéaliste,  est arrêté pour avoir des sympathies nationalistes. Vu l’état dans lequel il rentre chez lui, on peut supposer qu’il a été torturé, même si ce n’est pas explicitement dit par l’auteur. La famille quitte Oran, et part se reconstruire à Rio Salado, une petit ville à une soixantaine de km. Jonas s’intègre peu à peu à cette communauté pied-noir. Il se fait une bande d’amis pour la vie : Simon, Fabrice et Jean-Christophe, à laquelle vient se greffer Dédé et José. Tout va bien dans le meilleur des mondes, même si la Seconde guerre mondiale a laissé des traces et que les premiers échos de la guerre d’Indochine se font sentir. Néanmoins, leur vie bascule avec l’arrivée de la jolie Emilie. Celle-ci s’avère être la fille de Madame Cazenave, avec laquelle Jonas a eu une relation intime. Le problème est qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre, et que Madame Cazenave fait promettre à Jonas, de ne pas toucher à sa fille. Dès lors, la relation entre Jonas et Emilie, mais également entre Jonas et ses amis d’enfance, va peu à peu décliner, parallèlement à la montée des tensions, puis de l’éclatement de la guerre d’Algérie.

J’ai aimé ce roman car il raconte une histoire d’amour impossible, où les deux amoureux ne sont presque jamais en phase, ils ne font que de se rater. Ce sont un peu des Roméo et Juliette franco-algérien. Mais c’est aussi, au départ, une très belle histoire d’amitié, un peu à la vie à la mort. J’ai apprécié aussi le fait que ce soit une petite histoire dans la grande. Les personnages sont tous très intéressants, et reflètent tous, je pense, un certain état d’esprit spécifique à l’Algérie française. Ils sont le reflet de personnes qui ont ou auraient pu exister. Il est également intéressant de vivre ces évènements, le comportement des différents protagonistes, du point de vue d’un jeune algérien qui a su s’intégrer à cette communauté. Mais, en fait, s’est-il réellement intégrer? Il ne sait jamais où est sa place. En parlant poliment, il a « le cul entre deux chaises », tout au long du roman. Et, c’est cet antagonisme qui rend cette histoire unique et prenante.

En 2012, le film éponyme d’Alexandre Arcady est sorti sur nos écrans. Je l’ai vu récemment à la télévision, et je dois dire que ce film est pas mal, mais comme toujours avec les adaptations, il y a un certain nombre de différences avec le roman. Je l’ai également trouvé un peu longué, et beaucoup plus mélodramatique que le roman. Donc si vous voulez voir le film, je vous conseille de lire le roman avant, et de ne pas faire l’inverse.

Bonne lecture

Elodie


Quelques infos supplémentaires :

  • Editeur : Pocket (existe en broché chez Julliard)
  • Genre : Roman
  • Date de sortie : septembre 2009 (pour la version pocket)
  • Prix : 7€80
  • Pages : 441