Zazous de Gérard de Cortanze

Il y a deux ans, je me décidais à lancer mon blog, pour partager avec vous mes découvertes culturelles, et notamment mes lectures. En deux ans, il y a eu des choses que j’ai aimé, apprécié et d’autres moins. Il y a eu des mois avec et des mois sans (beaucoup ces derniers temps), mais je n’ai pas toujours le temps d’écrire, et c’est la vie. Pour cet anniversaire, je partage avec vous ce qui fut pour moi une belle surprise.

Zazous

 » On n’est pas sérieux quand on a quinze ans – même en pleine Occupation. Chaque jour, au café Eva, une bande de zazous se retrouve pour écouter du jazz. Josette, Pierre et Jean sont lycéens, Sarah est coiffeuse, Charlie trompettiste, Marie danseuse, Lucienne apprentie mannequin. Dans un Paris morose, ils appliquent à la lettre les mots d’ordre zazous: danser le swing, boire de la bière à la grenadine, lire des livres interdits, chausser en toutes circonstances des lunettes de soleil et enfiler de longues vestes à carreaux.

A mesure que les Allemands montrent leur vrai visage, ces jeunes gens qui ne portent pas encore le nom d’adolescents couvrent les murs de Paris du « V » de la victoire, sèment la panique dans les salles de cinéma et les théâtres, déposent une gerbe le 11 novembre sous l’Arc de Triomphe, arborent par solidarité et provocation, l’étoile jaune. Traqués par les nazis, pourchassés par les collaborateurs, rejetés par la Résistance, les zazous ne veulent pas tant « changer la vie » qu’empêcher qu’on ne leur confisque leur jeunesse. »

Zazous est un ouvrage qui m’intéressait dans la mesure où il traitait d’un phénomène dont j’avais entendu parler mais que je ne connaissais pas plus que cela. En effet, ce mouvement des zazous qui a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, est assez peu connu du grand public, et est le prélude à ce qu’il se passera à Saint-Germain-des-Prés dans les années 1950.

Dans ce roman, on suit une bande de copains, dans le Paris de la guerre. C’est un récit construit de manière chronologique, ce qui le rend aisé à lire. On suit donc des petites histoires en parallèle de la grande.

Chacun des personnages a un vécu différent, des idées parfois opposées, mais tous sont réunis pour l’amour d’une même chose, d’une même musique: le jazz. L’Occupation et la guerre en général, va profondément les bouleverser, les changer. Chacun va vivre les évènements de manière différente. Comme on peut s’y attendre, vu le contexte, ils vont vivre des joies, des peurs, des peines. Et nous, lecteurs, suivons cette bande de jeunes tout au long de ces années de guerre, comme si on était un membre de leur groupe.

C’est un livre très bien construit, tant d’un point de vue historique que du récit. C’est très prenant, on se demande ce qu’il va arriver aux personnages, comment l’histoire va se terminer pour eux. Il y a beaucoup d’émotions. La fin m’a un peu surprise, mais je n’en dirais pas plus.

Comme vous l’aurez compris, j’ai aimé ce roman et je vous recommande sa lecture.

Elodie


Quelques infos supplémentaires:

Editeur : Albin Michel

Genre : Roman

Date de publication: mars 2016

Prix : 22€50

Pages: 529

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